Crise aux antilles : Etude Linkfluence des sites les plus influents

Publié le 5 mars 2009 - 915 vus

Linkfluence est un observatoire des conversations sur Internet et les réseaux. Elle édite une série d’analyse sur la crise aux antilles à partir de la théorie des graphes.

Dans sa dernière étude, Linkfluence détermine le classement des sites les plus influents sur la crise aux antilles et en dehors des médias nationaux. L’étude porte sur l’analyse des liens entre 53 sites étudiés.

Le résultat du classement des sites du 3 mars 2009 :

1 – Carib Créole 1http://www.caribcreole1.com (38/100)

2 – Bondamanjak - http://www.bondamanjak.com (35/100)

3 – UGTG http://ugtg.org (34/100)

4 – France Antilles Guadeloupehttp://www.guadeloupe.franceantilles.fr (29/100)

5 – France Antilles Martiniquehttp://www.martinique.franceantilles.fr (28/100)

6 ex – Collectif du 5 févrierhttp://collectif5fevrier.org (20/100)

6 ex – France Guyanehttp://www.franceguyane.fr (20/100)

7 – LKP - http://www.lkp-gwa.org (15/100)

8 – Pyepimanla - http://www.pyepimanla.com (13/100)

9 ex – Indigenes Republiquehttp://www.indigenes-republique.org (6/10)

9 ex – Chien créolehttp://chien-creole.blogspot.com (6/10)

10 – Gwadeloupe (ce site ;-) – http://www.gwadeloupe.com (5/100)

11 – Maximini http://www.maximini.com (3/100)

Linkfluence Observatoire Crise Antillaise

crise antilles – analyse des conversations crise antilles communauté outre-mer présentation et analyse des conversations linkconnected #0902 1/8 crise antilles – analyse des conversations Afin de compléter la vision que les médias métropolitains offrent de la situation de crise que traversent les Antilles françaises, linkfluence a décidé de mettre en place un observatoire quotidien de la crise antillaise. Nous avons ainsi intégré à notre cartographie du web social français la communauté de l’outremer afin d’analyser les opinions qui s’expriment spontanément à l’égard de cette crise, tant dans cette communauté, suivant les événements au plus près, que dans les autres communautés du web social français qui traitent de ce thème. Nous vous proposons de télécharger le bilan sommaire que nous avons réalisé sur la communauté antillaise à titre d’introduction, avant de poursuivre, chaque jour, avec un point sur les grandes tendances se dégageant du web social eu égard à la crise antillaise. premiers enseignements – Une véritable blogosphère antillaise, mêlant Guadeloupe et Martinique, composée de 53 sites, pour moitié des médias, pour moitié des blogs, qui traitent de sujets communs sans pour autant être fortement interconnectés ; – Une communauté de l’outre-mer qui échange principalement avec des communautés politiques sur le web (droit, centre et opinion publique notamment) tandis que certains blogs revendicatifs créés début février sont davantage connectés aux communautés de gauche et de syndicats ; – Plus des deux-tiers des sites de la communauté de l’outre-mer ont relayé, ces dernières semaines, les revendications sociales et les actions du LKP ; – Une affirmation de l’attachement à la France à travers un refus de parler d’indépendance et, en contrepartie, une demande très forte d’égalité effective entre métropolitains et antillais qui ne trouve pour le moment pas d’écho en raison d’un mépris de l’Etat. linkconnected #0902 2/8 crise antilles – analyse des conversations crise antilles communauté outre-mer : définition et analyse des conversations linkconnected #0902 cartographie de la communauté outre-mer et de ses voisins sur le web social français une véritable blogosphère antillaise La communauté outre-mer du web social français est constituée de 53 sites, dont près de la moitié sont des blogs, les autres étant principalement des sites de journaux locaux (DOM TOM en général ou spécifique à une des îles). Si cette communauté présente une forte endogamie, de par sa constitution en deux grandes catégories, les blogs et les médias locaux, elle se montre assez dispersée : en effet, la cartographie ne révèle pas une concentration de sites fortement liés entre eux. Les sites qui constituent cette communauté présentent des situations éloignées les unes des autres et sont peu interconnectés. des hubs d’information centraux Seuls quelques sites de journaux, http://www.guadeloupe.franceantilles.fr/ (lf 29), http://www.martinique.franceantilles.fr/ (lf 28), et http://www.franceguyane.fr/ (lf 20), ainsi qu’un quotidien caribéen, principales plateformes d’information pour la communauté http://www.caribcreole1.com/ (score lf le plus élevé : 38), affichent des liens réciproques et bénéficient par conséquent, de scores de linkfluence (lf) élevés. linkconnected #0902 3/8 crise antilles – analyse des conversations C’est également le cas des sites officiels des mouvements et groupes associatifs, tels que le site de l’UGTG (lf 34) et le blog du LKP (lf 15), ainsi que les sites de médias traditionnels. visualisation des sites traitant de la thématique « revendications » des affinités politiques contrastées selon les types de sites Les medias traditionnels ou natifs de la communauté outre-mer sont les sites qui renvoient et reçoivent le plus de liens, échanges majoritairement constatés avec les communautés droite, centre et opinion du web social français élargi (hors outre-mer). Peu de liens ont été révélés entre l’outre-mer et les communautés freemen (=libertaires) et syndicats. Seul un petit nombre de sites appelant au combat ouvrier se situe à proximité des communautés gauche et syndicats. Ces sites militants ont généralement été créés début février 2009. Il luttent contre les discriminations et les inégalités, expliquent les grèves, revendications et manifestations, et relatent les événements en Guadeloupe et en Martinique depuis le 20 janvier 2009. des préoccupations similaires en Guadeloupe et en Martinique taux de pénétration des thèmes lkp 74% / revendications 64% / secrétaire à l’outre-mer 55% / indépendance 11% Malgré leur faible interconnectivité, les sites qui composent la communauté présentent des préoccupations similaires. La majorité d’entre eux reprend les thématiques « lkp » (74%) et « revendications » (64%) et la moitié mentionne le « secrétaire à l’outre-mer » (55%). linkconnected #0902 4/8 crise antilles – analyse des conversations De même, on ne constate pas de réelle sous-communauté spécifique à chaque île : les blogs des différentes origines sont liés entre eux et les sites et forums ont une identité antillaise avant tout. « La lutte contre la vie chère est une bataille que mènent ces départements d’outre-mer main dans la main. Le Collectif du 5 février attire donc l’attention des médias, locaux comme nationaux, sur l’unité de cette revendication, qui n’est plus, propre à la seule Guadeloupe. » http://www.bondamanjak.com/ (lf 35) une volonté d’ouverture vers la communauté internationale Deux éléments révèlent une volonté d’ouverture de la communauté : une connectivité davantage développée à l’extérieur qu’en son sein et un nombre très restreint de sites et blogs rédigés en créole, pour une meilleure diffusion des messages. Ce refus de l’isolement semble davantage aller dans le sens d’un appel à la mobilisation générale, c’est-à-dire tous les dom tom, que dans la direction de l’indépendance, thème mentionné dans seulement 11% des articles. « Les manifestants n’ont pas et jamais demandé l’indépendance: Vous ne trouverez nulle part une demande d’indépendance de la part des manifestants. Le choix d’être français a été tranché à maintes reprises (Referendum de 1946, de 1962 et 2003). Les Guadeloupéens ne demandent qu’une chose, l’EGALITE DES DROITS pour tous les française de Métropole et d?Outre Mer. Par ailleurs, l’indépendance ne se donne pas, elle se prend et se conquiert par les peuples, la Guadeloupe elle est française depuis 1635 » http://collectif5fevrier.blogspot.com/ (lf 20) une ouverture motivée par l’attente de reconnaissance de la part de l’Etat français Les billets et commentaires publiés laissent transparaître une attente forte de reconnaissance des peuples antillais : la question du statut est régulièrement évoquée, un internaute allant jusqu’à remettre en question le statut d’affranchi. Les blogueurs condamnent par ailleurs le manque d’implication et de soutien des élus, notamment nationaux. mano : « Seulement voila, je suis tres decu d’entendre systematiquement les elus de notre pays ressasser sans cesse l’irresponsabilite de la France face au conflit. La situation des DOM reclame des solutions qui ne sont pas simples et l’Etat n’est pas forcement le mieux place pour trouver les solutions les plus adaptes… La question est donc Mesdames Messieurs les elus ou sont vos propositions ? » http://www.maximini.com/ (lf 3) La présence de personnalités politiques comme Ségolène Royal et Olivier Besancenot bénéficie d’un relais positif sur le web social antillais, dans la mesure où elle traduit un soutien de la métropole. « Après avoir tenu un meeting au Grand Carbet, Olivier Besancenot a exprimé son soutien à notre mouvement lors d’une prise de parole à la Maison des Syndicats.» http://collectif5fevrier.blogspot.com/ (lf 20) Dans ce contexte, les médias locaux et nationaux, notamment en ligne, sont salués pour leur rôle de relais auprès de la population de la métropole et de la communauté internationale. Les médias locaux, eux, reprochent aux journalistes de métropole leur manque de connaissance du sujet. « La crise sociale qui affecte la Guadeloupe est (enfin) devenue un vrai sujet d’intérêt pour les medias français qui ont dépêché sur place bon nombre de journalistes, le plus souvent peu ou mal linkconnected #0902 5/8 crise antilles – analyse des conversations informés de la situation de notre pays. Après plus d’une semaine de tâtonnements, nos confrères français commencent à mieux comprendre notre réalité. » http://www.caribcreole1.com/ (lf 38) « Les mouvements de protestation en Guadeloupe et Martinique sont très mal repris dans les médias nationaux. Faites-vous votre propre opinion sur le net sur Bondamanjak TV BMJ TV. » http://www.gwadeloupe.com/ (lf 5) L’évocation récurrente du « mépris » de l’Etat traduit la frustration des populations locales, et les réponses apportées aux revendications sont toutes rejetées. « Avec la même force il condamne l’attitude de mépris du gouvernement et des socioprofessionnels qui après un mois avec tout le monde dans la rue, n’apportent aucune solution pour sortir de cette crise. » http://chien-creole.blogspot.com/ (lf 6) « Il est vraiment dommage que le gouvernement et les grands patrons n’aient pas été à la hauteur de cette mobilisation en tous points remarquable et historique, par son ampleur, par l’unité qu’elle démontre, par sa maîtrise et par sa volonté profonde de changement.Fermer toutes les portes en ne donnant aucune chance à un dialogue sérieux d’aboutir, risque d’ouvrir la porte de la violence… » http://chien-creole.blogspot.com/ (lf 6) « La réponse aux revendications des Guadeloupéens passe par de vrais changements politiques, économiques et sociaux et non par des actions partielles, circonstancielles et opportunistes comme le proposent patronat et gouvernement qui cumulent mépris du peuple et de ses représentants, musellement de l’information, tentatives de divisions et menaces sous-jacentes de répression en faisant débarquer des compagnies de gendarmes, implicitement soutenus par l’indifférence notoire des médias, partis et organisations de France qui ont attendu la visite du secrétaire d’état pour s’exprimer sur la grève. » http://www.indigenes-republique.fr/ (lf 6) « Pourquoi la grève est maintenue ? Le collectif «Lyannaj kont pwofitasyon» a appelé, ce weekend, avant, pendant et après les funérailles de Jacques Bino, tué par balle mercredi, dans des circonstances encore indéterminées, au maintien et au renforcement de la grève générale. Il n’a, pour l’instant, satisfaction sur RIEN. » http://www.maximini.com/ (lf 3) le choix du pacifisme après le décès de Jacques de Bino et un discours contradictoire du LKP Alors que le risque d’embrasement est palpable depuis mi-février, à travers des commentaires menaçants, annonçant les mouvements à venir et des représailles en cas de dérapage, le LKP appelle finalement au calme et au pacifisme depuis le 20 février, appuyant ainsi sa volonté de se dégager de la responsabilité des violences commises. « Une manifestation se déroulera dans les principales villes de France le 28 février prochain. Le Collectif du 05 février a, d’ores et déjà, décidé d’y envoyer des représentants. » http://chiencreole.blogspot.com/ (lf 6) « Ce mouvement de révolte sociale contre la vie chère qui s’est emparé de la Guadeloupe et de la Martinique, est aujourd’hui d’actualité dans l’île de la Réunion. 25 syndicats, organisations politiques et associations réunionnaises ont lancé, ce jeudi 12, un appel à la grève générale ; prévue le 5 mars prochain. » http://www.bondamanjak.com/ « Elie Domota, porte-parole du LKP a rétorqué solennellement que si un manifestant du LKP était abattu ou même seulement blessé, il y aurait des morts. » http://chien-creole.blogspot.com/ (lf 6) « Il faut le dire et le répéter à tous les médias : ce qui se passe ici n’est pas un combat racial, les violences urbaines doivent cesser mais il est de la responsabilité de l’Etat et des patrons d’apporter les réponses politiques et sociales que toute la Guadeloupe attend, y-compris la majorité de ceux qui n’approuvent pas les méthodes de la grève » http://chiencreole.blogspot.com/ (lf 6) « Si violence il doit y avoir, elle ne sera pas de notre fait, mais de la répression policière » http://chien-creole.blogspot.com/ (lf 6) linkconnected #0902 6/8 crise antilles – analyse des conversations domotarchie.com, le blog anti-LKP Ce site, né le 11 février, peu alimenté et peu connecté, affiche le slogan « de quel droit on ne nous laisse pas travailler » et propose un contenu radical à l’égard d’Elie Domota, qu’il compare à un « dictateur » aux « postures qui ont déjà fait leurs preuves en Europe dans les années 30 ». Le site http://www.pyepimanla.com/ (lf 13), sur un ton plus neutre, ainsi que certains médias relaie les commentaires d’habitants et de chefs d’entreprises locales lésés par la grève. « Ne suis-je pas guadeloupéenne parce que je suis contre ce que le LKP est en train de faire dans le pays ? il est temps que la grève cesse et que les négociations se poursuivent » « Depuis le début du conflit il y a quatre semaines, j’ai fait 1 635 euros de chiffre d’affaires, contre plus de 400 000 euros par mois en temps normal», explique l’homme, qui affirme ne pas être en mesure de tenir longtemps de la sorte. » linkconnected #0902 7/8 crise antilles – analyse des conversations méthodologie annexes La présente analyse a été réalisée à partir de communautés sélectionnées au sein du web social français. Ce dernier est composé de trois grands continents : individualité, loisirs et société. Au sein de chaque continent, différents territoires coexistent, regroupant des sites, plateformes ou blogs traitant de thématiques proches (apparence, maison, cuisine ou encore technologies …). Chaque territoire est constitué de plusieurs communautés, ayant à la fois une proximité thématique et topologique. Ces communautés, composées de centaines de sites, constituent des terrains privilégiés à la diffusion de l’information. Les sites de chaque communauté, et notamment les plus influents d’entre eux, ont été identifiés grâce à une méthodologie de recueil reposant sur l’analyse des réseaux sociaux et la théorie des graphes, à l’aide de nos robots d’exploration du web (crawlers). L’influence d’un site est traduite par son score de linkfluence (note de 0 à 100). Les sites les plus influents de chaque communauté ont été identifiés grâce à une méthodologie de recueil reposant sur l’analyse des réseaux sociaux et la théorie des graphes, et à l’aide de robots d’exploration du web (crawlers). L’influence d’un site est traduite par son score de linkfluence (note de 0 à 100), élaboré en fonction du nombre de liens entrants : liens provenant des sites du même territoire (2/3 de la note) et d’autres territoires du web social (1/3 de la note). Les taux de pénétration des thèmes reflètent leur présence sur les sites de la communauté, révélant ainsi la sensibilité et la réactivité d’une communauté ou d’un site sur ces thèmes. Chaque thème est constitué d’un ensemble de mots et expressions élaboré à partir de techniques de raffinement sémantique. à propos de linkfluence linkfluence est un institut d’études technologique spécialisé dans l’analyse des conversations du web social. Nos solutions donnent à nos clients une vision claire et synthétique de l’ensemble des territoires de conversation discutant de marques, produits, personnalités ou institutions. Les études et solutions linkfluence permettent de cartographier, d’écouter et d’analyser l’ensemble du web social, ses médias (blogs, sites de presse), ses discussions (forums, nano-publications, …), ses lieux d’interaction et de mobilisation (réseaux) Notre analyse des liens et des contenus générés par les acteurs du web social permet de dessiner les contours des communautés de conversation autour d’enjeux, de marques et produits et de connaître leur véritable impact sur l’image et la réputation des entreprises ou institutions. linkconnected #0902 8/8
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