Le mouvement et l’absurde en Guadeloupe
Texte de Jean-Pierre Sainton (co-auteur de “Mé 67?)
Défunt Raoul exhortait au « sens du pays ».
Le mouvement en cours depuis le 20 janvier nous interpelle sur son sens.
Soit, il n’en a pas … et c’est donc que ce pays est fou et nous, Guadeloupéens avec ; fous, suicidaires, ou foutus …. ou les trois à la fois.
Soit, il en a un, de sens. Et ce sens cogne furieusement à la porte de notre intelligence du pays réel ; voire de notre intelligence tout court.
Et alors, il faut chercher à comprendre ce qui se passe :
La Guadeloupe est sans doute absurde,
Absurde peut-être elle est, mais son peuple ne l’est pas.
Nous sommes Guadeloupéens.
Ainsi soit-il !
Pour le meilleur et pour le pire.
Le pire étant derrière nous,
le meilleur est à faire.
(C’est-à-dire à peu près tout).
Ouvrage non d’un démiurge
Mais d’un peuple en marche
De conscience
Ce sera là notre singularité.
Et, (heureuse surprise), du refus têtu, du « nou vé pa anyen » désespérant
Se dégage le Nous
en forme de Nou Vlé et de Nou Ka
Un peuple est en train.
Le peuple guadeloupéen en voulant exister continue de créer ses espaces politiques, et ce faisant, aujourd’hui, de rechercher sa raison politique et, la recherchant, la réalise.
C’est précisément toute la tache de cette génération.
Le résultat pourrait être étonnant.
Jean-Pierre Sainton
Suite et article original sur : Gwadayouth.com
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Guadeloupeennes, Guadeloupeens,
Bravo! Il me semble qu enfin vous avez compris que le temps est arrive de faire comprendre a ceux qui vous exploitent, en Algerie nous disions:ceux qui font suer le burnous/. que le temps de vous respecter et de vous considerer comme des Francais a part entieres avec les memes droits et les memes devoirs que les Francais de metropole.Ce qui est loin d etre le cas depuis trop longtemps.