Les derniers maîtres de la Martinique
Réalisé par Romain Bolzinger, montage de Franck Zahler.
Production TAC PRESSE.
Diffusé le 30/01/2009 dans Spécial Investigation sur Canal + et le 6 février sur Canal+ Antilles.
Résumé de l’émission : Les derniers maîtres de la Martinique
La Martinique, une des plus vieille colonie française, est aujourd’hui un département d’outremer rongé par les inégalités et les rancœurs post-coloniales. Grèves à répétitions, chômage supérieur à 20%, climat social délétère. 160 ans après l’abolition de l’esclavage, noirs et blancs n’ont pas cicatrisé les plaies de l’Histoire.
Les «Békés», héritiers des familles de colons blancs sont toujours les vrais maîtres de la Martinique. Arrivés sur l’île au 17 ème siècle, les familles «Békés» représentent aujourd’hui moins de 1% de la population martiniquaise. Les descendants des colons ont toujours entre les mains 20% du PIB de l’île. Le cœur de leur puissance est la propriété foncière et leur sens des affaires: ils possèdent 52% des terres agricoles, ils contrôlent 40% de la grande distribution en Martinique, ils sont en situation de quasi monopole dans l’industrie agroalimentaire.
Les autres atouts des patriarches Békés, ce sont leurs connexions politiques, à Paris et à Bruxelles, où ils défendent leurs affaires familiales au plus haut niveau. La connivence entre les grandes familles Béké et le pouvoir politique a été mise au jour en 2007 avec l’affaire du chlordécone. Un pesticide interdit en France à l’origine d’une catastrophe sanitaire majeure aux Antilles françaises.
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Extrait de l’interview par François-Xavier Guillerm, de Romain Bolzinger, réalisateur de « Les Derniers maîtres de la Martinique ». Version complète de l’interview sur FXG Paris Caraibe.
Q : Qu’avez-vous présenté aux Békés comme projet pour qu’ils vous ouvrent ainsi leurs portes ?
Ça ne s’est pas passé comme ça. On voulait faire un reportage sur la Martinique d’aujourd’hui : son économie, sa société, ses grandes figures. Évidemment pour bien comprendre ce qui se passe sur l’île en 2008, il est nécessaire d’ appréhender ses spécificités historiques très fortes ! Je me suis donc d’abord intéressé aux grands patriarches de la communauté béké. Je suis allé voir Eric de Lucy, grand patron de la banane et directeur général du groupe Bernard-Hayot, et j’ai également rencontré Alain Huyghues-Despointes et bien d’autres personnalités non béké.
J’ai bien-sûr dit que j’étais journaliste, je leur ai dit que je faisais un reportage sur l’économie de la Martinique et ses grands acteurs. Et que je voulais faire le portrait de ces personnalités qui jouent un rôle dans l’ économie de l’île. Ils jouent un grand rôle et ne s’en cachent pas. Ils voulaient me montrer qu’ils étaient puissants, ils m’ont emmené à l’Elysée, à Bruxelles au ministère de l’agriculture et de l’outremer, partout où ils défendent leurs intérêts économiques…
Je ne suis pas venu les voir en leur disant que je faisais un reportage sur la communauté Béké. J’ai essayé de comprendre d’abord qui ils étaient, comment ils fonctionnaient. Et pour cela, il me fallait du temps. On a établi une relation de confiance, ils m’ont longuement exposé les spécificités de leur communauté, ils savaient donc pertinemment que j’allais en parler.
Q : Le travail a-t-il été facile ?
Cela n’a pas été évident. Ils n’acceptent pas facilement que des journalistes s’intéressent à leur histoire. Mais finalement, les questions tabou que je pose sur les Békés et leur histoire, je ne les ai posées qu’à la fin du tournage. C’était à ce moment-là qu’eux-mêmes étaient prêts à en parler. Je dirai même que j’ai senti chez une grande partie des blancs créoles que je rencontrais, notamment dans la famille Huyghes Despointes, le besoin d’en parler. Une envie de s’expliquer, de raconter leur histoire… Ils m’en parlaient tout le temps en off, dès que la caméra était éteinte… Et j’ai l’impression que les Békés sont un peu prisonniers de cette histoire…
Q : Vous nous présentez une communauté qui truste les richesses. Vous vous en étonnez ?
Ma démarche est de comprendre cette situation et de faire connaître au plus grand nombre de Français une exception historique qu’on ne retrouve nulle part ailleurs dans le monde. C’est simplement surprenant qu’une petite communauté qui a colonisé, qui a réduit en esclavage, qui a résisté à la Révolution et qui, après l’abolition, a continué à prospérer, continue aujourd’hui de vivre entre eux, même si les békés sont intégrés à la société martiniquaise dont ils sont une émanation directe.
Alors tout ça est surprenant et quand on l’apprend, on a envie de comprendre. On s’est mis dans une logique journalistique où l’on ne s’appuie que sur des faits avérés. La vie chère… On n’invente pas !
En montrant une fille avec son chariot dans un supermarché et qui se prive de tout, n’avez-vous pas l’impression d’entretenir l’idée que les békés continuent d’exploiter les descendants d’esclaves ?
C’est un peu vite dit. Les békés n’exploitent personne. D’ailleurs le problème de la vie chère n’est pas un problème béké, il concerne tout l’outremer. C’est une question macro-économique qui concerne tous les entrepreneurs mulâtres, noirs, chaben, béké et métro, ou même chinois ! Maintenant, notre sujet, c’est les grands acteurs de l’île. On raconte l’économie de la Martinique à travers cette communauté qui pèse très lourd dans un certain nombre de secteurs comme l’agro-alimentaire, la grande distribution ou l’agriculture.
Vous revenez sur le chlordécone pour leur faire porter le chapeau aussi ?
Les faits existent. On sait qu’il y avait des relations très ténues entre les bananiers et certains politiques. Malgré une interdiction européenne, 3 ministres successifs autorisent l’utilisation du chlordécone par dérogation pendant trois alors qu’il existe d’autres produits : on ne peut pas faire comme si on ne le savait pas. Mais les Békés ne sont pas responsables à eux tout seul du problème de la contamination au chlordécone dans les Antilles. Il y a des politiques, et l’administration elle-même. Il n’y a pas de commission d’enquête parlementaire, il n’y a eu qu’un rapport d’information…
Le film fait scandale à cause des propos tenus par Alain Huyghues-Despointes. Que lui a-t-il pris de déclencher cet « Hiroshima » ?
Il a d’abord voulu me montrer quelque chose de peu connu, le fameux arbre généalogique. Et là, il a commencé à me raconter l’histoire. Puis, dans un second temps, au cours d’une interview sur l ‘économie et la société martiniquaise, je lui demande pourquoi les Békés ne se sont jamais métissés. Vous connaissez la réponse qu’il m’a faite… On me montre un arbre où on voit que tous les Békés ont un lien de parenté et où aucun Noir n’est rentré, on demande pourquoi… Je suis journaliste, je pose des questions, il n’y a pas de piège. Et je rappelle qu’il n’y a aucune caméra cachée dans mon film.
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Le communiqué de M. Alain Huygues Despointes suite à ses propos racistes tenus dans le reportage « Les derniers maîtres de la Martinique ».
Canal Plus a diffusé le 30 janvier un document intitulé « Les derniers maîtres de la Martinique ».
Le journaliste qui l’a réalisé m’a interviewé, comme d’autres, prétextant une enquête sur l’économie de la Martinique.
Je ne suis pas homme de media et je ne sais pas comment le montage de ce film a été réalisé mais je suis très surpris du mode opératoire et de la déontologie suivie.
C’est pourquoi je tiens à faire savoir et à préciser :
* que je n’ai pas attendu ce journaliste pour témoigner de ce que je ne suis absolument pas nostalgique d’un passé honni,
* que les propos diffusés ne reflètent en rien mes convictions profondes,
* que le journaliste les a repris en les sortant de leur contexte car je parlais du « passé » et de l’approche patriarcale de cette époque,
* que la période de l’esclavage est une tache sombre de l’histoire de nos îles et que je n’ai que mépris pour tous ceux qui tentent de diviser notre population en rouvrant des cicatrices,
* que dès 1998, j’ai signé une pétition publique reconnaissant l’esclavage comme crime contre l’humanité, ce pourquoi je participe depuis aux commémorations du 22 Mai,
* que ma pratique professionnelle est la meilleure preuve de mon engagement pour une Martinique plurielle, respectueux de toutes ses composantes, et cette posture morale m’impose de refuser toute polémique y compris avec ce journaliste.
Enfin, je tiens à présenter mes sincères regrets à tous ceux qui ont été ou qui pourraient être blessés lors de la diffusion de ce document.
Alain H. DESPOINTES
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Autre source, si la première vidéo du reportage sur canal + « Les derniers maitres de la martinique » ne marche plus :
Sur les thèmes Bananes,Culture,Ecologie,Economie,Martinique
- Bernard Hayot réagit aux propos de Alain Huygues-Despointes
- Tour de la Guadeloupe 2011 : Le tour des guadeloupéens ?
- [vidéo] Elie Domota sur canal 10 en Guadeloupe : Si c’est la guerre civile que vous voulez, vous pouvez compter sur nous
- Crise aux antilles : Etude Linkfluence des sites les plus influents
- Îles étaient une fois en chansons par Audrey Chauveau Shy’m et Patrice Boisfer sur France 2
- Aimé Césaire Hommage en musique de Orlane Eric Virgal


Commentaires
Qui s’excuse s’accuse!! Tout Martiniquais qui se respecte ne peut ignorer cette quasi autarcie dans laquelle vit cette frange de la population. On cite leur dominance dans plusieurs secteurs mais que dire de l’éducation où ils se sont appropriés le Couvent de Cluny et bien entendu les résultats scolaires qui vont avec (bien que ce ne soit pas les meilleurs élèves!! trisomie oblige??). mais le Martiniquais est soit trop concilliant, soit trop gentil mais en vérité je vous le dis aucune mauvaise graine aussi bien semée soit-elle ne peut espérer fleurir sans qu’un coup de vent ne vienne l’y déloger. Et oui, chers békés la nature reprendra ses droits mais je ne veux tout simplement pas savoir qui leur succèdera!
J’ai regardé sur canal +, je suis scandalisé par leur propos raciste et esclavagiste des temps modernes. Foutez ça dehors
auteur : l’express.fr 2005
Principaux groupes MARTINIQUAIS ayant investi à la Guadeloupe
- Groupe Bernard Hayot avec Ada, Bamy, La Brioche dorée, Carmo, Carrefour Destreland, Casino Cafétéria, Caterpillar, Decathlon, Holiday by Car, Jumbo Car, Mr. Bricolage, Michelin, Renault, Rent a Car, Seat, SGB, SGDM, Sopri, etc,
- Groupe Gérard Huygues-Despointes avec enseignes Champion et 8 à 8, Sofroi, Hypermarché Carrefour, Centre commercial Milenis.- Groupe Yves Hayot avec A & M Industries, participations dans Canal Antilles, Cogit…- Groupe Fabre avec Leader Price, Alpha Conseil, ViedorBis Antilles, Karibea Hôtels.
- Groupe Bernard de Gentile avec Bricoceram, Azurel, Jariceram, Decorative Tiles.
- Groupe Financière Caraïbe avec Tijuca SARL, Conforama N° 1 et N° 2.
- Groupe Infotel avec Infotel, Outremer Telecom.
- Groupe Roger Albert avec Karu et Ra, PBG- Nocibé.
- Groupe Cafom avec But, Yxor, Musique et son.
- Groupe Touin avec Danone, SGPY, Bralor.
- Groupe Elize avec Cinésogar, Sodiseg, Canal Antilles/Canal (participations).
- Groupe CEP-Robert Augier avec RCI Guadeloupe, NRJ Guadeloupe, Flash Info.
Et aussi- Groupe Raymond Baysari (Forum Caraïbe).
- Groupe Fabre-Domergue (hôtels Clipper, Salako et Prao).
- Groupe Alain Huygues-Despointes (Cofrigo, Socrema).
- Groupe Ho Ho Hien (Marimax).
- Groupe De Jaham (Trait d’union, Papeco, Multicontroles).
Principaux groupes guadeloupéens ayant investi à la Martinique
-Groupe Loret avec Hertz, Leadermat, Mediaserv-Antilladoo.
-Groupe Blandin avec Areborg Antilles Guyane, Blandin Martinique Energie, Bonne Mère, LCD Automobiles- BMW.
-Groupe Vial-Collet avec Immoloc, KFC Fort-de-France, Ventura 2000…
Et aussi- Groupe Paul Henri Payen (Sodipam, Rizk, Mediaserv).
Données tirées de L’Annuaire du pouvoir, Guadeloupe 2005 (éditions Open Soft System) et de la chambre de commerce de Fort-de-France.
tu part un peu en vrille mon gars ! Il faut jamais tonber dans le généralisme et tu es bien placé pour le savoir !
je reprend ta phrase que me semble absurde en la traduisant en francais : » premier blanc que je voie je lui fout un coup de ceinture »
Tu trouve ta remarque intélligente ! Ne fait pas d’amalgame. Metre tout le monde dans le même sac, c’est ce que ton peuple a subit ne fait pas la même chose si non cela voudrait dir que tu ne vaut pas mieux, que ceux, que tu critique.
Je pense que laurent n’a pas forcément tort, ce reportage na pas été tourner sur Saturne mais en Martinique, ce n’est que vérité mis sur écran c tout. Il ne faut pas se tromper de combat et agir comme des sauvages même si j’avou que le reportage me laisse pas indifférent. La gwada a mener sa lutte contre la vie chère certe mais au dela de tout sa contre le flou que certain veule pérenniser, le silence de la martinique m’inquiete au lieu de répendre la haine, pensons au faite que nous ne somme pas fichus de nous aimer nous même.
Guadeloupe Martinique évoluons
C’est facile de grogner mais dès qu’il s’agit de s’unir le silence… (dsl pour les fotes)
toute vérité n’est pas bonne a dire , les békés en savent quelque chose , les propos raciste tenus dans ce reportage
n’étonne pas les martiniquais habitues qu’ils sont a l’attitude condescendante et méprisante ou au mieux hypocrite des békés ; enfin il est bon que les français de l’hexagone savent pourquoi les antillais se battent en ce moment surtout contre l’augmentation excessive pour ne pas malhonnête des prix dans l’alimentaire .
les problèmes de délinquance , de vie chère , les conflits sociaux a répétition, la pollution des sols , le taux anormalement élevé des cancers n’ont qu’un et unique responsable : l’oligarchie béké , vous direz c’est un peu facile de rendre responsable de tous les maux ces blanc créoles , malheureusement c’est une constance depuis l’abolition de l’esclavage , quelques familles de cette race particulière détiennent l’essentielle des richesses du pays acquises grâce a la sueur et au sang des esclaves , le resultat ne peut produire que de l’injustice sociale et une exploitation systématique de la population .
Il y certes des raisons de faire la grève et de revendiquer des abus intolérables. Je ne suis par contre pas convaincu qu’il faille empêcher les entreprises de travailler. Je suis personnellement confronté à beaucoup de petites entreprises qui risquent de ne pas passer la grève et/ou projettent d’aller ailleurs. Il faut que la Guadeloupe favorise dans son ensemble l’apport de capitaux et le sens de l’Entreprise.
D’autre part, pour réagir au problème/polémique de chloredecone (cf. reportage). D’accord pour dire que c’est inadmissible et criminel, mais Il y a aussi des agissements qui sont tout aussi intolérables et propres à chacun en Guadeloupe.
1/ Jeter les papiers par la fenêtre
2/ Laisser les frigos dans la mangrove (nature)
3/ Laisser les batteries sur les plages
4/ Ne pas pratiquer le tri sélectif
5/ Laisser les poubelles n’importe où et favoriser l’expansion de rats…
6/ … et j’en passe.
Bref, nous ne pouvons que difficilement nous insurger si nous sommes nous mêmes en train de tuer nos enfants.
Complètement d’accord avec Bilou. Nos actes au quotidien le prouve.Agissons pour un développement durable !
On est soit disant solidaires, mais quand les stations services ont réouvert en Gwada, des files interminables.Et lorsqu’il n’y avait pas de pompiste (certains pompistes ont restreint à 20€), on y va bon train, on fait son plein sans penser aux autres derrière. Chacun aurait pu faire 1 moitié de plein pour que le plus grand nombre ait de l’essence mais non chacun pour soi.
Ce projet on y travaille quand?
Il faut que chacune des îles, réalise un vrai projet dans sa globalité, avec tout ce que ça implique. De la scolarité aux retraites : une vie quoi.
La révolution est en marche, et c’est pour tout le monde et surtout pour nos enfants !
Une révolution ne se fait pas sans casse.
Fos a tout moun ki grévis ki pa grévis, ki nèg ki blan, ki rouj !
Békés,enfants gâtés dont les parents ont évités la guillotine sous le régime de la terreur lors de la révolution française, perpétue des traditions obsolètes, quatre siècles d’impunités les ont rendues confiant et imbus de leur petite personne avec parfois des complicités au plus haut sommet de l’état.
D’autre part préserver la (race) utopie car les (races) pures sont génétiquement fragiles et nous savons tous que ces békés se mélangent vu la quantités de bâtards issus de femmes afro-antillaises violés ou consentantes et non reconnu qui peuple la martinique, je plains leur chère épouse qui souffre en silence!
@ bn’j : En boycotant les produits et entreprises détenus par les Békés, nous ne ferions que scier encore un peu plus la branche sur laquelle se trouve des guadeloupéens et des martiniquais, car cela ne ferait que créer plus de chomage dans nos îles !
De plus il ne faut pas généraliser les propos racistes d’un béké, a toute la communauté et combattre le racisme avec le racisme et même si les rancoeurs restent importantes.
Le temps est maintenant au dialogue, sans se voiler la face mais aussi sans haine, ni violence pour que ce mouvement puisse maintenant apporter des solutions et que toutes ces énergies soient utilisées de manière positive, pour construire ensemble un nouvel avenir.
Fo nou tchimbé nou, sé ansanm nou ké rivé !
La Guadeloupe est entrée dans sa quatrième semaine de grève générale, ce conflit a vu remonter une plate-forme de revendications comprenant près de 150 points. Et beaucoup de ces problèmes sont dénoncés depuis une bonne quinzaine d’années par les syndicats, groupes politiques, associations.
Les pouvoirs publics ont fait la sourde oreille et une coalition est finalement apparue entre tous ces mouvements.
Pris de court par cette grève générale, sans relais local, face à des représentants syndicaux et d’associations fortement mobilisés, qui continuent d’en appeler à « la responsabilité et à la solidarité » de l’Etat pour mettre fin aux inégalités les plus flagrantes. Le président de la république n’apporte pas de réponse aux revendications des collectifs et des syndicats
On peut aussi constater combien les frontières de l’idéologie syndicale se sont effacées: la CFTC, la FSU sont aux côtés de l’UGTG, le principal syndicat avec 6.000 adhérents et 51% des voix aux dernières élections prud’homales, d’obédience nationaliste. On retrouve les Verts, la Centrale des Travailleurs Unis (CTU) qui maîtrise parfaitement les rouages des marges excessives du patronat et sort de nombreux dossiers depuis le 20 janvier. Il y a aussi des associations culturelles parmi ces 46 organisations.
Le socle de cette coalition est le profond sentiment d’injustice de la population qu’elle soit blanche, d’origine africaine ou indienne, majoritairement touchée par le chômage. Alors que le coût de la vie est deux fois plus élevé qu’en métropole.
Le principal problème vient du patronat local qu’il a fait le deuil de l’équité.
Les descendants des propriétaires de l’époque coloniale, détiennent 90% de l’économie. Alors, ce n’est pas en premier lieu une opposition de races, de nombreux Blancs pauvres font partie des protestataires. C’est d’abord une opposition contre ces détenteurs de privilège hérité qui règne en despotes, vrais problèmes de discrimination hérités de l’époque esclavagiste.
Ce qui a été le plus surprenant, c’est l’attitude des élus locaux. Ils ont regardé le problème guadeloupéen à la manière de la métropole. Ils se sont dits: «ça va s’éteindre, comme ça s’éteint traditionnellement en métropole». Victorin Lurel, le président du conseil régional PS, a tardé à prendre au sérieux la grève. Cela n’est pas pour redonner confiance dans le monde politique. De plus ce qui a choqué, c’est le manque de savoir vivre d’Yves Jégo qui repart de Guadeloupe sans prévenir, alors qu’il a des réunions prévues. Cela les protestataires ne lui pardonne pas.
Il y a quelques jours, au moins 20 000 ont manifesté dans les rues de Pointe-à-Pitre. C’est l’équivalent d’un défilé d’un peu moins de 3 millions de personnes en France métropolitaine.
L’Etat s’est rendu compte un peut tard qu’il fallait agir, c’est maintenant qu’il faut tirer collectivement les leçons sur la situation antillaise et mener une réflexion d’ensemble aboutissant à des réformes sérieuses.
ses propos racistes sont vraiment choquant . il sexcuse mais ce quil a dit il la dit on la entendu meme si cetait sortie du contexte il la dit quand meme et je doute de sa sincèrité concernant ses excuses sur lesclavage car on sait tous en martinique que les béké sont racistes je suis moi meme métissé moitié béké moitié martiniquaise et ils font preuvent de racisme aussi bien en vers les métissé que en vers les noirs ayant fréquenté des béké lorsque jétait plus jeune je peut vous dire que ce ne sont que des hypocrites qui veulent saproprié le mérite de notre travail et que ce ne sont en aucun cas des gens de valeur et des gens biens tou ce quils ont de noble c leur sang parceque leurs ames et leurs agissements et leurs paroles nont absolument rien de noblee
Quand aura lieu le proces de Bernard Hayot responsable de la polution au chlordecone
Il y a pas de justice pur ces gens la, trop riches, on n’e parle mais sa finira par etre oublié, mais moi jamais j’oublierai…
n’etant pas béké mais j en connais beaucoup et je peux vous dire qu il ne faut pas s’embaler. Ne pas parler de racisme, en France les aristocrates n’epousent pas les black non plus . Quand vous comprendrez que c est une communauté differente , vous comprendrez que c est normal comment ils agissent.
Martinique france ou autre c est pareil !
Des mentalités un peu a l’ancienne car il y a des traditions , voila.
Ecoutez, les Béké ne veulent pas faire de mal a personne! Ils veulent les aidés mais ce journaliste n’est qu’un menteur! Je ne suis pas peut être la meilleure personne pour le dire mais, je les connait tous, les Béké! Et d’ailleurs j’en suis une; ou mon père plus justement: je suis la fille de Gerard Bally. Je vous assure et je le sais plus que tout le monde, il ne veut pas faire de mal a personne! S’il vous plait, je sais ce que vous pensez tous: « Manipulateur, menteur… » mais mettez vous a leur place, est ce que vous croyez que c’est facile? Non. Et mettez vous a MA place, ce n’est pas facile de voir des gens dire des choses horrible et pas vraies sur mon père, imaginez vous, et après, mais seulement après vous pouvez vous plaindre si c’est nécessaire!